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Le document que vous allez entendre est un extrait de l'émission "Haute définition" présentée par Manuela Salvi et diffusée sur Radio Suisse Romande le 18 mai 2008.
Pour accéder au site de l'émission, vous pouvez vous rendre à l'adresse suivante : http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?...ItemName=haute_definition...
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Vous allez entendre deux fois un enregistrement sonore de 15 minutes environ.
Vous écouterez une première fois l’enregistrement. Concentrez-vous sur le document.
Vous aurez ensuite 3 minutes pour relire les consignes de l’exercice.
Vous écouterez une deuxième fois l’enregistrement.
Vous aurez 1 h 00 pour préparer votre intervention. Cette intervention se fera en 3 parties :
- compte rendu du contenu du document sonore
- développement personnel à partir de la problématique exposée dans le document
- débat avec le jury.
L’usage de dictionnaires monolingues français/français est autorisé.
Vous pouvez prendre des notes.
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1. Monologue suivi : présentation du document
Vous devez présenter, en 5 à 10 minutes, le contenu du document.
Reprenez l'ensemble des informations et points de vue exprimés dans un ordre et selon une structure logique et efficace.
2. Monologue suivi : point de vue argumenté
Vous présenterez votre point de vue sur le thème suivant en une dizaine de minutes.
"De quelle manière évolue selon vous le monde du travail ?"
Vous aurez soin d’organiser votre discours de manière élaborée et fluide avec une structure
logique et efficace qui aidera le destinataire à remarquer les points importants.
3. Exercice en interaction : débat
Dans cette partie, vous débattrez avec le jury. Vous serez amené(e) à défendre, nuancer,
préciser votre point de vue et à réagir aux propos de votre interlocuteur.
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Pour vous aider, vous pouvez télécharger le document ( ) correspondant à l'enregistrement ou bien cliquer sur le cadre ci-dessous pour afficher les idées importantes du document.
[0'00'' - 0'54'']
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Sommes-nous stressés par des conditions de travail difficiles ?
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Les médias nous apprennent que le monde du travail change vite provoquant la colère (exemple des grèves)
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Les employés souffrent, vivent dans la peur et la précarité
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Que faire pour mieux vivre ensemble sur le lieu de travail ? L’invité Christophe Dejours, médecin et auteur de livres sur la souffrance au travail, est médecin du travail, psychiatre, psychanaliste
[0'54'' - 3'23'']
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Tout le monde n’est pas d’accord sur la souffrance au travail mais apparition récente d’une sensibilisation sur le fait que travailler n’est pas toujours le bonheur et on constate une augmentation des pathologies liées au travail
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Cette sensibilisation est récente, l’invité évoque son apparition il y a 30 ans et ce n’est que depuis 10 ans qu’on en parle
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Beaucoup de réticences à parler de la souffrance au travail, l’une des stratégies de défense face à ces souffrances était auparavant de ne pas parler, mais elles varient d’un domaine à un autre
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Exemple dans le bâtiment où avouer la peur de l’accident malgré les risques est impossible
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Dans les banques, les risques portent sur des capitaux, les employés conjurent la peur en trichant, cela fait partie de leur métier
[3'23'' - 6'27'']
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On accuse la compétitivité, la course à la productivité d’où le procès du libéralisme
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On nous donne comme vérité que la mondialisation, la concurrence internationale sont des phénomènes qui s’imposent à nous (constat d’une fatalité)
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L’invité ne partage pas cette opinion, il donne l’exemple des recherches en ergonomie qui nous montrent depuis plus de 40 ans que les gens n’exécutent jamais les ordres qui leur sont donnés.
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Travailler, ce n’est pas exécuter des ordres, si c’était le cas, on aurait "la grève du zèle" : des travailleurs trop disciplinés et trop obéissants mettraient en panne le système, on ne peut pas faire exactement ce qu’il faut (exemple de la police qui serait inefficace dans ce cas)
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Le zèle est d’une part l’intelligence et d’autre part la mobilisation de cette intelligence, et il est utilisé en échange d’une rétribution : l’argent mais aussi la reconnaissance
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Décalage entre ce qui est prescrit et ce que les gens font : tout travail implique une part d’imagination, de liberté et de subversion de ce qui est prescrit
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Il n’y a pas de système, d’entreprise, de société qui marche tout seul, cela ne marche que si les gens le veulent
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L’évolution du système est dépendante de notre zèle, nous (tout le monde) sommes donc responsables du succès de la mondialisation
[6'27'' - 11'42'']
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Cela pose le problème d’une culpabilité, nous sommes complices de notre malheur mais c’est aussi une chance : cela signifie que nous avons la possibilité de faire autrement, cela dépend de notre manière de penser notre rapport au travail
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La question est de savoir comment penser le travail aujourd’hui.
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Il faut, selon l’invité, tout refaire.
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La production de richesses ne repose plus sur le travail mais sur la gestion, il faut repenser le travail pour se le réapproprier grâce à notre marge de liberté
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Pour cela, il faut des connaissances produites par des chercheurs et à disposition de l’ensemble des acteurs de l’entreprise
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On fait évoluer les choses avec le management et la gestion pour faire des profits tout en détruisant le capital humain et social sur lequel repose le succès de l’entreprise
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Exemple de l’Amazonie : gaspillage du capital avec le risque d’arrêter quand il sera trop tard
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Décrire le monde du travail c’est décrire comment et par quels processus vivre ensemble, la déstructuration a été rapide, le monde du travail était auparavant un lieu d’apprentissage majeur du "vivre ensemble" (la solidarité, le respect...)
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Les nouvelles formes d’organisation du travail ont tout bouleversé, l’invité parle de 2 éléments :
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L’introduction de l’évaluation individualisée des performances, d’où la concurrence parfois déloyale, la compétition malsaine
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L’introduction des critères de la qualité totale : ce sont des dispositions pour obtenir des certifications. C’est un contresens car elle n’existe pas mais elle culpabilise car le travail n’est jamais fait comme il a été prévu. La qualité totale n’est donc qu’un idéal mais si on oblige les gens à la prouver, ils devront mentir
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C’est donc l’organisation du travail qu’il faut changer
[11'42'' - 15'07'']
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Comment trouver de nouvelles solutions et faire émerger cette nouvelle organisation du travail ?
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Il s’agit de mettre les gens ensemble, de constituer une attention commune, de dégager des objectifs communs
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Ce débat devrait prendre en compte les syndicats, les chefs d’entreprises ainsi que les médecins du travail
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Ces praticiens ont une connaissance du monde du travail que personne n’a
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Les politiques publiques constituent le 4è acteur, on en a besoin dans ce débat pour repenser le travail
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Il n’y a pas de fatalité, il y a des solutions, nous sommes tous responsables et impliqués dans l’évolution du système actuel
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La sensibilisation de l’espace public est un élément important mais les problèmes traités quotidiennement dans les médias peuvent décourager mais il faut passer par cette étape
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